vai alla home page
versione italiana versione francese



Arte dei popoli • Arts des peuples

Les arts tiennent une place centrale dans l'idée de culture. Cet espace est consacré aux arts des peuples européens .

Uno spazio dedicato all’arte, che della cultura è ingrediente principale, tanto che spesso arte e cultura si identificano, assume in questa rivista una particolare rilevanza: Riflettiamo dunque sulla creatività come risposta alle situazioni difficili che purtroppo non mancano mai né dentro di noi né nel mondo che ci circonda.
 


ALAIN BASHUNG, RESIDENT DE LA CHANSON (D. Goulois)


  • Le 28 février 2009, Alain Bashung remportait trois récompenses aux dernières Victoires de la musique comme un hommage qui aurait pu être posthume à quelques jours près.  Il y a à peine un ans Alain Bashung sortait son dernier album ‘Bleu pétrole’ et faisait une tournée des plateaux de télévision et des salles de concerts, il paraissait en bonne forme profitant de l’aura qu’il dégageait, la presse saluant cette icône de la chanson et le public le remerciant pour sa générosité et cette complicité tacite qu’il a nouée depuis plusieurs années. Mais ce-soir là tout est différent, on a l’impression d’assister à quelque chose de spécial sans pouvoir définir ce que l’on ressent. Alain Bashung apparaît sur scène, maigre, squelettique même, le visage émacié, les joues creuses, marchant avec difficulté. La rumeur était donc vraie. Alain est malade et on sent qu’il n’en a plus pour longtemps. S’il a annoncé qu’il reculait des dates de concerts c’est uniquement pour cette raison et non pas un caprice de star auquel Bashung ne nous a jamais habitué. Cela fait deux mois qu’il se bat contre un cancer du poumon apprendrons-nous plus tard. Comme un baroud d’honneur, un bras d’honneur face à la mort qu’il l’attendait, il a tenu à faire son tour de chant. Magnifique, une présence magnétique, tout de noir vêtu, le souffle court il a chanté ‘Résident de la République’ qui résonnait comme sa propre oraison funèbre « Un jour je parlerai moins /Un jour je ne serai plus ». « Ca réchauffe le cœur » dit t’il au public tout acquis à sa cause en soulevant sa récompense avant de se retirer dans l’obscurité des coulisses. Voilà, c’était la dernière apparition d’Alain.

     Ces jours-ci pour les gens qui appréciaient Bashung, on se réveille avec une gueule de bois. Les hommages pleuvent, on ne tarie pas d’éloge pour ce grand bonhomme de la chanson.
     En trente ans de carrière tout pile, l’homme a sans cesse cherché de nouvelles pistes, de nouvelles sources d’inspirations pour en restituer ce nouvel univers dans un disque devenant en quelque sorte une synthèse de cette quête. Sans jamais se prendre au sérieux tout en prenant au sérieux son public il l’a emmené vers de nouvelles directions et à chaque fois la critique et les aficionados ont répondu présent. Les paroles de ses chansons sont passées progressivement de l’humour vers un langage poétique plus fouillé. De ‘Gaby’, son premier succès, au ‘Cantique des cantiques’, en passant par ‘Ma petite entreprise’, ou encore ‘Osez Joséphine’, les textes de ses chansons sont devenus plus riches avec des jeux de mots sur le sens et les sons, les allitérations, les images. Boris Bergman, Serge Gainsbourg, et enfin Jean Fauque sont ses paroliers successifs qui lui permettent de devenir l’auteur décomplexé de ses propres chansons. Bashung aime aussi évoquer différents thèmes dans ses albums et non pas se cantonner à une seule thématique. Si l’on prend son album ‘Fantaisies militaires’, on passe par des chansons d’amour (‘Aucun express’), puis à une chanson sur la résistance (‘La nuit je mens’), ou encore une autre style nouvelle américaine ambiance noire (‘Samuel Hall’).
     Bashung doit son succès aussi pour ses concerts. Sa générosité et sa présence scénique le rend unique. Pour preuve ses enregistrements en 1995 ‘Confessions publiques’ et en 2004 ‘La tournée des grands espaces’. Dans ce dernier, réalisé par Don Kent (qui réalisera plus tard le DVD de Noir Désir), la scénographie est très recherchée, sur une sorte de piste montante, dominée par un écran où sont diffusés des images et des mini-courts métrage, Bashung se tient debout,  à coté de lui il a sa disposition une petite table ronde genre terrasse de café où sont disposés ses harmonicas et un verre d’eau. Il est situé tout devant, avancé au plus près du public. Les musiciens sont sur les cotés les uns derrières les autres, éclairés par des lumières bleutées. Le tour de chant dure plus de deux heures et il se dégage une énergie indescriptible. Bashung s’impose par sa seule présence sur scène et transmet au public une sorte de communion implicite à laquelle on adhère au bout de quelques chansons, on est captivé et fasciné par cet homme vêtu tout de noir et lunette de soleil cachant son regard qui nous empêche de voir ses yeux qui pourraient se trahir et nous dire ce qu’il pense. L’homme est pudique et peut-être aussi timide. Ses lunettes et ses habits noirs sont sa marque de fabrique et sa carapace. Il nous déclame ses chansons, on s’en abreuve, on l’écoute sans broncher, on profite de ces moments uniques dont on voudrait qu’ils ne s’arrêtent jamais. Il n’a pas besoin de faire de discours, de raconter des anecdotes et des histoires drôles, lui seul suffit et ses chansons, rien de plus et on est venu uniquement pour ça. Lui il sait tout cela. Un salut modeste au bout de la nuit nous invitait à nous quitter comme de vieux amis avec des images plein la tête.


    David Goulois - Avril 2009

Tutti gli articoli

  • Introduzione alla Rubrica


    Uno spazio dedicato all’arte, che della cultura è ingrediente principale, tanto che spesso arte e cultura si identificano, assume in questa rivista una particolare rilevanza. Fatti quindi i migliori auguri a «Culture a Confine» e detto che per me è un onore essere stato chiamato a far parte della squadra, vorrei subito spendere due parole su un argomento di cui in questo momento mi preme molto parlare: la creatività come risposta alle situazioni difficili che purtroppo non mancano mai né dentro di noi né nel mondo che ci circonda.
  • LETTERATURA E MULTICULTURALISMO : IL CANONE / LITTERATURE ET MULTICULTURALISME : LE CANON (M. Bortolon)


    Le grandi opere d'arte sono universali. Quasi tutti sottoscriverebbero tale affermazione, almeno in teoria; come negare la portata universale del Faust di Goethe (forse l'europeo più tradotto negli altri continenti, a parte Omero e la Bibbia), dei drammi shakespeariani, di Joyce e Dante?

    Les grandes œuvres d’art sont universelles. Quasi tout le monde signerait une telle affirmation, du moins en théorie ; comment nier la portée universelle du Faust de Gœthe (peut-être l’écrivain européen le plus traduit dans les autres continents avec Homère et la Bible), des drames shakespeariens, de Joyce et de Dante. Les problèmes apparaissent peu après, quand on cherche à définir avec précision ce qui est universel et ce qui ne l’est pas.

  • PETITE BIBLIOTHÈQUE EUROPÉENNE (2) : L’Enfant Bleu d'Henry Bauchau


    L’Enfant Bleu, Henry BAUCHAU, Actes Sud, 2004

    Ce livre mérite qu’on s’y attarde….alors j’ai décidé de tenter de vous convaincre qu’il vaut la peine de prendre le temps de le lire. Je vous mets simplement en garde... il ne vous intéressera sans doute qu’à partir du moment où vous vous penchez sur des sujets tels que le pouvoir de la littérature, le langage poétique, le monde de l’enfance, de l’art, de la psychanalyse…en d’autres termes les domaines des sciences humaines tout particulièrement !

  • SUL MUSEO "QUAI BRANLY" (C. Palermo)


    Il 23 giugno 2006 Parigi ha inaugurato il museo Quai Branly. È passato più di un mese dall’evento, ma continua ad esserci una coda di più di un’ora quasi ogni giorno, davanti alle porte dell’edificio. Il progetto al di la delle polemiche che ha suscitato non lascia indifferenti.
  • UN’ESTATE ITALIANA ALLA “MAISON EUROPEENNE DE LA PHOTOGRAPHIE (C. Palermo)


    « La Maison européenne de la photographie » di Parigi ospita Un été italien, un’esposizione degli artisti italiani, che segnano l’identità artistica contemporanea del nostro paese nell’ambito della fotografia. I lavori recenti che questa mostra oggi riunisce affermano una vitalità e una creatività su cui si posa l’attenzione del pubblico con entusiasmo. Se la letteratura o il cinema italiani hanno già nutrito la produzione europea e hanno sempre ricevuto particolare attenzione, la produzione contemporanea italiana in questo settore riceve forse solo ora uno sguardo attento grazie a questo evento.
  • SEBASTIÃO SALGADO TERRITOIRES ET VIES (C. Palermo)


    Un omaggio alle diversità: così potrebbe essere definita l'opera fotografica di Sebastiao Salgado. In quello che è stato l'anno del Brasile, la Galleria Fotografica della Biblioteca Nazionale di Parigi ha allestito Territoires et vies, un lavoro che il fotografo brasiliano ha incentrato sull’evoluzione di terre e popoli. Alla ricerca estetica che ha caratterizzato tutta l'opera di Salgado, qui era associata un’indagine sull’uomo nel suo ambiente: territori, paesaggi, società come ritratti di un’evoluzione che è mostrata nei suoi contrasti.
  • ALCUNI APPUNTI PER UNA DISCOTECA POLIGLOTTA (L. Masi)


    Ovvero: come trovare buone canzoni non in lingua inglese senza doversi rifugiare nella musica etnica. Parte prima

    Il mercato obbliga spesso gli artisti pop non anglofoni a cantare le proprie canzoni in inglese, in cambio di qualche passaggio su MTV. Se per alcuni (come ad esempio gli scandinavi, per i quali l'inglese è quasi madrelingua) non sembra trattarsi di scelta forzata, per altri appare un tentativo patetico di conquistarsi qualche fan in più tra gli adolescenti “globalizzati”. Per far fare bella figura agli amanti della musica leggera che ancora amano ostentare (con o senza sussïego è affar loro) una conoscenza di realtà discografiche del tutto o quasi sconosciute ai propri compatrioti, mi permetto di segnalare qualche caso interessante di musicisti che non cantano in inglese.

  • LES PAGES MANQUANTES (A. Gobenceaux)


    …et si l’écriture n’était que la découverte de mes propres signes, de ma singularité perdue dans le chaudron commun, mon inlassable lutte, la résistance obstinée de tout mon être pour ne pas être l’autre ?

    Et si la lecture était indissociablement liée à cette quête singulière, repérage dans l’écriture de l’autre de ce qui me fait être moi : sortir, exister ?

  • BIBLIOGRAPHIE (1)


    Sur Michel Butor, G. Perec, L'espace littéraire, Voici les ouvrages du biblioforum liés à la littérature que nous avons mis en lignes ces derniers mois.
  • 3 ECRIVAINS VOYAGEANT EN ITALIE : Hippolyte TAINE, André SUARÈS et Jean GIONO (N. Gobenceaux)


    Le voyage en Italie a été, aux XVIIIè et XIXè siècles un itinéraire obligé pour les gens de culture. Stendhal, Chateaubriand, Zola et bien d’autres encore ont effectué ce voyage. Les trois auteurs présenté ici ont fait un périple dans la péninsule au moment où le « grand tour » commençait à laisser place aux débuts du tourisme, c’est-à-dire à la fin du XIXè et au début du XXè siècle.
  • PETITE BIBLIOTHÈQUE EUROPÉENNE (4) : Ouest de François Vallejo


    Parler d’un livre qui est paru il y a déjà plus d’un an en évitant les redites n’est pas chose facile. Pourtant ce livre mérite que l’on s’y arrête pour ceux qui ne le connaissent pas encore et que l’on y revienne pour ceux qui l’ont lu. François Vallejo est un auteur discret, qui prend son temps pour se faire une place dans le petit monde littéraire. La critique est unanime pour souligner son talent et c’est amplement mérité à la lecture de ce livre. Ouest est (déjà) son septième roman...
  • PETITE BIBLIOTHÈQUE EUROPÉENNE (5) : Les accommodements raisonnables de Jean-Paul Dubois


    Il est étonnant de voir que dans ce livre on retrouve tous les ingrédients disséminés dans l’ensemble de l’œuvre* de Jean-Paul Dubois et qui font la réputation de cet écrivain, sa marque de fabrique, son style, son empreinte. On retrouve la crise existentielle que traverse le personnage principal dans Kennedy et moi, la réflexion et le regard d’un étranger sur la société américaine (L’Amérique m’inquiète) et enfin la politique française de Une vie française. Jean-Paul Dubois est un auteur qui écrit depuis une vingtaine d’années maintenant
  • PETITE BIBLIOTHÈQUE EUROPÉENNE (7) : La plage du Chesil de Ian McEwan


    Après avoir passé son enfance à voyager pour suivre son père officier britannique, en autre en Extrême-Orient et en Allemagne, Ian McEwan a fait des études à l’université du Sussex. C’est durant les années 1970 qu’il publie ses premiers ouvrages, deux recueils de nouvelles qui paraîtront en France au début des années 1980 (mais curieusement pas dans leur intégralité). Ses sujets de prédilections sont surtout...
  • PETITE BIBLIOTHÈQUE EUROPÉENNE (8) : Chaos calme de Sandro Veronesi


    Sandro Veronesi encore méconnu en France est un auteur à succès dans son pays, l’Italie, où plusieurs de ses romans ont remporté des prix. Il a été traduits dans une quinzaine de langues. Il est né en 1959 à Florence, son frère Giovani est réalisateur. Chaos calme est seulement son troisième roman traduit en français après Vagualames en 1993 et La force du passé en 2000. Il s’est vu décerné le prix Strega en 2006 en Italie et les Prix Méditerranée et Médicis étranger en 2008 en France.
  • HONORE DE BALZAC ET LE JOURNALISME (N. Gobenceaux)


    Honoré de Balzac est principalement connu pour sa Comédie Humaine, qui représente ses œuvres presque complètes en quelque sorte. Presque car il a écrit aussi une dizaine de pièces de théâtre (le summum étant à l’époque d’avoir du succès sur les planches, vous imaginez que l’écrivain dont l’un des bonheurs était d’illustrer le nom de Balzac se soit donc lancé dans l’écriture de pièces, (malheureusement il n’eut pas vraiment le succès escompté, et lorsqu’il s’en approchat, la révolution de 1848 vint faire avorter tout cela)).
  • EXPOSITION « QUINTET » AU MUSEE D’ART CONTEMPORAIN DE LYON


    Stéphane Blanquet, Francis Masse, Joost Swarte, Gilbert Shelton et Chris Ware.
    5 auteurs de bande dessinée Depuis sa création, le Musée d’art contemporain de Lyon (Mac Lyon) s’est intéressé à la bande dessinée, en proposant en 1984 des murs peints dans les rues de Lyon, suivi deux ans plus tard de 17 illustrations sur les camions de collecte des ordures ménagères du Grand Lyon, et plus récemment, en cette fin de millénaire, avec l’organisation de deux festivals : Cent millions d’images et Cent millions d’étoiles. C’est dans cette continuité que le Mac Lyon présente aujourd’hui l’exposition Quintet

  • ETAT DES LIEUX D’UN CINEMA EUROPEEN (D. Goulois)


    Peut-on parler aujourd’hui d’un cinéma Européen ? Cette question est bien légitime à l’heure où l’on pose les premières fondations d’une politique européenne commune à grande échelle. Pour le moment, à la vue du bilan que l’on peut dresser de l’année qui vient de s’achever, c’est encore prématuré. Même s’il existe des collaborations entre pays européens celles-ci ne sont pas encore suffisantes pour parler d’une réelle politique commune de production de films. D’ailleurs...






Dossier | Contatti | Manifesto | Redazione|
Copyright © 2003 cultureaconfine.org - periodico trimestrale - all rights are reserved
anno 2007 n.0
Amministrazione